La « prime de panier » ou « indemnité de repas » est une expression utilisée en droit du travail et faisant référence à la prime versée par l’employeur à ses salariés qui prennent leurs repas sur leur lieu de travail, sans que ce repas ne soit fourni par l’employeur. Lors du CSSCT du 23 mars dernier, l’Ugict-CGT a demandé une prime de panier pour les salariés travaillant sur site pendant la période de crise sanitaire Coronavirus, compte tenu de la fermeture des restaurants inter-entreprises (RIE) et autres points de vente subventionnés par l’employeur dans la Tour Majunga. La Direction d’Axa IM vient de confirmer qu’elle va prévoir une indemnité de repas équivalente à la prise en charge de la subvention employeur pour les salariés venus sur le site à partir du 16 mars et jusqu’à la fin de la crise sanitaire. Par ailleurs, s’agissant des tickets restaurant, la Direction a confirmé que le calendrier de mise en œuvre est en cours de calage avec AXA France. Initialement prévu pour mi-mai/juin 2020, la Direction travaille actuellement pour tenter d’avoir plus de précisions à donner prochainement.
L’indemnisation du travail exceptionnel le soir et le weekend fait l’objet de la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) sur les salaires effectifs et le temps de travail. A l’origine, les montants des primes pour le travail exceptionnel au sein de l’UES Axa IM ont été fixés dans un accord de 2004, et ces montants ont été revalorisés une seule fois en 2010. En 2017, l’Ugict-CGT a été seule à revendiquer au titre de la NAO une revalorisation des primes pour le travail exceptionnel (voir notre tract). En réponse, les syndicats majoritaires signataires de la NAO 2017/18 ont convenus avec la Direction de reporter toute négociation à ce sujet ; l’année suivante, les mêmes syndicats majoritaires signataires de la NAO 2018/19 ont convenus de reporter à nouveau la négociation demandée uniquement par l’Ugict-CGT ; en tout dernièrement à l’issue de la NAO 2019/20, les mêmes syndicats majoritaires signataires, toujours d’accord avec la Direction, ont donné, encore une fois, leur accord aveugle pour sauter la négociation annuelle normalement OBLIGATOIRE à ce sujet. Pourquoi la Direction négocierait-elle si 87% des représentants des salariés sont TOUJOURS d’accord pour « voir cela plus tard » ?
Seulement 3 semaines après que les syndicats majoritaires CFDT-CFE-CGC ont signé un accord avec la Direction d’Axa IM pour une augmentation générale de seulement 0,8% (vous avez certainement remarqué l’absence totale de communication de leur part à ce sujet), la Direction a annoncé devant le CSE du 24 février dernier un résultat net part du Groupe en augmentation de +50% en 2019. Elle avait commencé la réunion en se félicitant que les actifs sous gestion (« Assets Under Management » ou AUM) ont atteint en 2019 un niveau historique, en hausse de 10% par rapport à 2018. Si les revenues ont été stables (-0,08%), le résultat d’exploitation (qui sert de base pour le calcul du « bonus pool ») était en baisse de -3%. Si le résultat opérationnel net (« Underlying Earnings » ou UE) était en baisse de –2% par rapport à l’année précédente, il a été en hausse de +1,5% par rapport au budget. La présentation des résultats serait terminée là, sauf que l’Ugict-CGT a demandé confirmation du Résultat Net Part du Groupe, qui sert de base pour le dividende remonté à l’actionnaire, chiffre qui n’a même pas trouvé une place dans le document communiqué aux élus : +50% par rapport à 2018, grâce notamment à la non-répétition de plusieurs éléments exceptionnels. Comme indiqué dans un article récent dans Les Echos (lire l’article), Axa IM mise désormais sur « la discipline » pour doper ses résultats. Dommage pour les salariés que les syndicats formant une majorité l’accompagnent dans cette stratégie.
Cela fait maintenant 1 an depuis l’échec des négociations 2019 sur la mise en place d’une prime exceptionnelle de pouvoir achat, dite « Prime Macron », au sein de l’UES Axa IM. Conformément aux dispositions légales et compte tenu de cet échec l’année dernière, l’Ugict-CGT a demandé l’ouverture des négociations pour une Prime Macron 2020. A ce jour l’Ugict-CGT est le seul syndicat au sein d’Axa IM à demander l’ouverture de telles négociations …
Au CSE du 12 décembre dernier, l’expert désigné par les élus a présenté son analyse de la politique sociale et salariale de la Direction d’Axa IM en 2018, au titre de la consultation annuelle 2019 du CSE. Par rapport à l’année précédente, les Hommes Non Cadres sont les seuls à souffrir d’une évolution salariale annuelle négative, à -0,6% en moyenne, pour un salaire moyen inférieur à 40.000 € ; cette population ultra-minoritaire est constituée principalement des salariés des Services Généraux et des Comptables chez REIM. Les Femmes Cadres se sont tirées pas mal avec une évolution salariale annuelle de +2% en moyenne, mais pas aussi bien que les Hommes Cadres qui ont vu leur salaire fixe augmenter de +2,4% en moyenne. Les Femmes Non Cadres ont bénéficié en moyenne d’une augmentation salariale de +3% pour arriver à leur salaire annuel moyen le plus haut de l’histoire d’Axa IM à plus de 45.000 €. Mais la vraie gagnante de la politique salariale Axa IM est population des 10 Rémunérations les plus Élevées au sein de l’UES : Leur salaire moyen a augmenté de +10,3% en 2018, après avoir enregistré une baisse de -1,4% en 2017 et une hausse de +27,6% en 2016 ! Geste de remerciement pour avoir supprimer 163 emplois au titre du PDV 2018 avec la bénédiction du syndicat majoritaire ? Ou goutte qui fait déborder la vase pour l’ensemble des élus du CSE qui ont rendu en avis DÉFAVORABLE à la politique sociale de la Direction ?
Les négociations étaient longues et dures, mais l’accord salarial au niveau de la Représentation Syndicale du Groupe AXA (RSG AXA) a enfin été signé par les syndicats majoritaires CFDT-CFE-CGC. Une vraie tragédie selon Ugict-AIM, qui dénonce le taux d’augmentation générale indécent de 0,8% pour les Non Cadres classes 1 à 4, le plus bas taux d’AG de l’historie récente chez Axa. Nous avons compris (la CGT n’étant pas à la table de négociation au niveau Groupe) que la première proposition de la Direction était 0,7%. Peut-on réellement crier « victoire » pour la négociation collective qui a donné ce 0,1% de plus ? Quant aux augmentations individuelles, les managers vont devoir allouer des maigres enveloppes correspondant à seulement 0,8% de la masse salariale concernée (MSC) pour les Non Cadres, et 1,6% de la MSC pour les Cadres, également parmi les plus bas depuis au moins 10 ans, pourtant validés par les syndicats majoritaires.
L’accord sur le télétravail au sein d’Axa IM a expiré en octobre 2019. La Direction a tardé à ouvrir les négociations pour renouveler cet accord, ayant annulé la première réunion à ce sujet, prévue par le calendrier prévisionnel NAO le 22 novembre 2019 et n’engageant effectivement les négociations qu’à compter du 13 janvier 2020. Notre Syndicat revendique que le sujet du « Flexwork » soit intégrer dans les négociations sur le télétravail, compte tenu que ces deux sujets sont intimement liés. Nous rappelons que la Direction a déjà mis en place par décision unilatérale le Flexwork au sein de plusieurs équipes chez Axa IM, et qu’elle met en place également de manière unilatérale des « Groupes d’expression » composés des « Ambassadeurs Flex » et animés par un prestataire extérieur, en outre-passant la négociation collective sur les conditions de travail au sein de l’entreprise au titre de la NAO.
